Le Web : cause ou solution à la crise des médias? (suite) - Analyse
Ayant décrit de façon assez explicite comment les médias traditionnels perçoivent les contenus produits sur et par le biais du Web 2.0 - et pourquoi ils représentent pour eux une problématique sérieuse - lors de ma dernière analyse de la table ronde Le Web : cause ou solution à la crise des médias? qui a eu lieu dans le cadre de l'École d'été de l'Institut du Nouveau Monde, je m'attarderai maintenant sur le renouvellement que l'approche des médias sociaux peut leur apporter.
L'essence même du Web 2.0 étant l'approche multilatérale de l'accès à l'information et de la publication de contenu, forme de démocratisation du journalisme qui devient alors journalisme-citoyen, il en résulte tout d'abord une augmentation phénoménale de la quantité d'informations et de réactions susceptibles d'être retransmises par les médias traditionnels. En ce sens, les chaînes d'information en continu pourraient faire appel à ces données puisque leur mission première est de remplir leur temps d'antenne et que leur problématique première celle du manque de contenu.Cette approche mènerait à un changement significatif dans le rapport à l'information, car elle permettrait à une multitude d'individus - auteurs, commentateurs et témoins - d'entrer en relation avec le très large auditoire des médias de masse et de l'interpeler tout en lui donnant les moyens de réagir directement à cette interpellation. Ainsi, toujours dans le cadre de cet exemple spécifique, les chaînes d'information en continu pourraient héberger en temps réel un débat citoyen sur l'enjeu soulevé, ce qui aurait trois conséquences directes positives :- Une plus grande exactitude dans la mesure de la position de la population que dans un sondage d'opinion traditionnel : les messages relayés par les médias sont multidimensionnels de par leur forme - ils prennent en compte, explicitement ou implicitement, tous les aspects qui ont influé sur la réflexion - et non binaires - oui/non, aime/n'aime pas - car ils incluent le « pourquoi » de la position prise, ils donnent une perspective globale de la situation par leur provenance qui ne souffre pas de limites, et sont complexes puisqu'ils sont pensée et non opinion sur celle du sondeur. Ou, tout du moins, ils offrent ces possibilités.
- L'élimination d'une partie de la distance entre le niveau décisionnel de l'État et les préoccupations de ses citoyens. Comme ces derniers interpellent à la fois les décideurs et toute la population en direct, créant une marée de messages et de questions sur un point bien précis, il devient beaucoup plus difficile pour nos dirigeants de changer de sujet tout en gardant le contrôle sur leur image ultramédiatisée. Les forcer à répondre et à rendre des comptes semble en ce sens la façon la plus sûre d'obtenir des résultats de nos politiciens.
- Bien que la pertinence de certaines interventions soit questionnable ou que le consensus se dégageant d'une telle formule d'échanges puisse être interprété comme un sophisme (appel à la majorité), il est possible d'en dire autant des invités membres du star-système appelés à commenter un évènement d'actualité en raison de leur popularité et non de leur spécialisation dans le domaine couvert (appel à l'autorité). De plus, l'avantage clair de grands débats citoyens diffusés par les médias de masse est d'obliger les auditeurs à développer leur esprit critique : face aux multiples positions présentées, ils doivent juger à laquelle ils adhèrent en analysant les arguments présentés par chaque intervenant, ne pouvant plus simplement affirmer leur accord ou leur désaccord.
Frédérick Brousseau-Gauthier (FredK7)
Le Journal de l'École d'été - Les deux dernières éditions!
Et voici les deux dernières éditions du Journal de l'École d'été!
ATELIER santé mentale : la société nous rend-elle malade?
CONFÉRENCE : LE PRIVÉ PEUT-IL SAUVER LA CULTURE?
vendredi 13 août 2010,
À cette question, les quatre intervenants ont répondu oui, mais chacun avec sa propre vision du privé et de la relation entre le privé et les artistes.
Odile Tremblay, chroniqueuse culturelle au Devoir, commence à aborder la question du privé avec une malheureuse remarque, le mécénat est frileux au Québec, la culture n'est pas une priorité. Ce n'est pas dans les mentalités comme dans la culture anglophone. À savoir : C'est la musique classique qui est la plus subventionnée par le mécénat au Québec. Les subventions privées sont nécessaires au financement de la culture mais il ne faut pas compter que là-dessus car il y a les fluctuations du marché. Il faudrait mieux voir les partenariats publique- privé (PPP) qui se développent de plus en plus et qui sont une source d'un plus grand budget de financement.
Richard Bruno, n’est pas issue de la communauté culturelle, il est beaucoup plus accès sur les nouvelles technologies, pourtant il est mécène de la culture. Il se pose les questions : Qu’est ce que le privé ? Existe-t-il la culture adéquate au Québec ? Quelles sont les meilleures expertises pour trouver les financements du privée ? Le privé comprend toutes les entreprises et organisations, les fonds d’aides et les individus comme nous, tous. La culture Américaine est une culture de mécénat, les arts font partie des valeurs que l’on subventionne facilement mais au Québec s’est différent, les arts, pense-t-on, doit être financé par le public, et si les entreprises investissent c’est pour de la publicité, jamais gratuitement pour l’art. Pour changer une culture, une mentalité, il faut pas moins d’une génération, soit 20ans. Pour toucher les individus, il faut avoir un pouvoir décisionnel local, pour être proche de ceux qui seront nos mécènes. Simon Brault et Louise Sicuro disent qu’il faut rendre accessible la culture aux citoyens. Ainsi construisons des audiences pour que les gens parlent entre eux.
Pour Laurent Gagliardi, directeur au contenu de la SODEC, il n’y a pas de solution miracle. Il faut s’adapter aux baisses de financement public. Pourtant il faut quand même savoir qu’à la SODEC beaucoup d’argent est distribué sur beaucoup de volets et à différent moments de la production. Leur but soutenir les gens de la relève autant que les connus et surtout les projets qui reflètent la culture québécoise. De plus. un projet déposé peut être redéposer pour une amélioration des œuvres. À la Sodec on nous dit qu’il y a aucune censure aucune censure mais la concurrence pour un financement n’est-ce pas déjà une censure ?
Ginette Noiseux, fondatrice du Théâtre Espace Go, a une mission : Offrir aux auteurs et aux spectateurs les écritures contemporaines d’avant garde. Elle croit beaucoup en l’apport du privé, des mécènes qui font confiance à une personnalité et au besoin d’un projet même s’ils ne connaissent pas l’art utiisé. Ce ne sont pas des clients mais des investisseurs. Elle pense aussi que : La culture n’est pas en faillite. C’est pour préserver l’indépendance qu’on fait appel au privée ! Il faut osé être inventif et avoir confiance en soi.
Pour conclure Richard Bruno nous dit : Pour vraiment comprendre l’art, il faut être passionner, voir où sont les émotions et il faut entendre la vérité.
Lauréline Manassero reporter officielle de l'école d'été 2010 de l'INM
Photos : Robin Dumont
Montrévolutional - Maleesa
Voici de l'info que j'ai reçue par courriel!
Montrévolutional est un organisme à but non lucratif mobilisant les jeunes Québécois de toutes cultures entre 15 et 30 ans qui participent activement et créativement au développement social et urbain du grand Montréal en initiant, réalisant et diffusant des actions citoyennes concrètes par l’intermédiaire des technologies de l’information...afin de créer une mosaïque virtuelle des opportunités de bénévolats divers à Montréal!
Voici notre site:Nous vous invitons à notre canal youtube:
Parcours Changements Climatiques : sommet "Montréal Climat 2010"
Simulation d'un sommet mondial sur les changements climatiques, le sommet Montréal Climat 2010 de l'École d'été de l'Institut du Nouveau Monde a eu lieu du 12 au 14 août 2010. J'ai couvert l'évènement en tant que reporter officiel.
Sautant dans la peau des dirigeants de pays de l'Union européenne, de l'OPEP, du Groupe parapluie, du G5, de l'Union africaine ou alors dans celle de membres d'ONG présentes pour influencer les négociations, les jeunes de l'École d'été ont tenté de faire coïncider des intérêts nationaux divergents sur trois enjeux majeurs de la diplomatie du climat - le transfert d'argent vers les pays pauvres pour les aider à s'adapter aux changements climatiques, la protection de la forêt et le reboisement, ainsi que les cibles de réduction des gaz à effet de serre - afin de répondre aux attentes du public attentif et inquiet.Durant trois journées qui étaient successivement consacrées aux enjeux susmentionnés, les délégués des pays participants ont recherché des alliés, les préoccupations économiques communes étant la pierre angulaire sur laquelle ces regroupements se sont formés. Cet état de fait a mis à l'avant-plan la question du transfert d'argent qui a presque réussi à occulter carrément les autres. Voici d'ailleurs une courte entrevue avec un délégué du Japon et une autre avec une déléguée du Venezuela, qui abordent ces différends de nature économique qui ont empêché la conclusion d'un accord de principe après le deuxième jour de négociations.Pendant ce temps, les ONG tentaient d'orienter les décisions usant de la pression populaire - sous forme de pétition et de manifestations - et en proposant des plans d'action ambitieux supportés par quantités de rapports et de données scientifiques.Le tout a culminé avec la formation de trois blocs, essentiellement axés autour d'un niveau de développement semblable, qui ont été les trois parties assises autour de la table des négociations lors de la dernière plénière.- Le premier regroupement étant celui des pays en voie de développement, l'AO. Il incluait les pays de l'Union africaine, l'Afrique du Sud - qui faisait d'abord partie du G5 - ainsi que les pays de l'OPEP. Cette coalition avait élu un seul pays représentant, l'Afrique du Sud.
- Le second étant celui des pays émergents, les PÉ. Il incluait les pays de l'ex-G5, le Brésil, l'Inde et la Chine, et avait élu un seul pays représentant, le Brésil.
- Le dernier regroupement étant celui des pays industrialisés, les PI. Il incluait les pays du Groupe parapluie et de l'Union européenne et avait élu deux pays représentants, soit les États-Unis et l'Allemagne.
Un accord a finalement été atteint, la déclaration finale étant disponible ici.
La question qui se posait dès le début de cette simulation était la suivante : l'idéalisme des jeunes allait-il triompher? Sinon, les acteurs allaient-ils jouer leur rôle jusqu'à reproduire l'échec de Copenhague? La réponse un peu décevante, mais fort instructive, est qu'ayant joué leur rôle à la perfection, c'est-à-dire en n'usant pas de leurs convictions personnelles pour faire fi des intérêts de leurs pays respectifs, ils n'ont pas pris - et n'auraient pas pu prendre - de résolutions bien plus ambitieuses que celles qui ont été prises à Copenhague.Les participants ont ressenti un malaise réel face à cette constatation. Ils semblent avoir réalisé que, tant que la discussion ne s'élèvera pas au-dessus des intérêts conflictuels des nations et traitera uniquement des intérêts communs à l'humanité entière - et qui ne peuvent donc la diviser - il ne sera pas possible, malgré toute la bonne volonté que l'on peut posséder, d'établir et de réaliser les objectifs nécessaires à la sauvegarde de notre espèce.Mais voilà : qui possède la légitimité nécessaire pour prétendre au poste de représentant de l'humanité entière?À suivre,Frédérick Brousseau-Gauthier (FredK7)
Parcours Négociations syndicales L’ABCD de l’art de négocier !
Dans la vie de tous les jours, pour le commun des mortels, il n’est pas toujours évident de prendre conscience de la complexité et du travail exigeant qui se cache derrière les processus de négociations syndicales.
À titre d’invité conférencier, Jean Binet, Conseiller syndical au service de l’éducation de la FTQ, a exposé aux participants les réflexes et attitudes à consi dérer afin de reproduire une séance de négociations qui puissent le plus fidèlement possible refléter la réalité d’un tel processus. Voici quelques points saillants présentés lors de sa très pertinente présentation :
Le comité de négociation syndicale : nommé et parfois même élu, il s’agit des acteurs les plus importants : il doit représenter efficacement l’ensemble des membres.
Le Patronat : direction d’usine ou direction des ressources humaines. Un avocat prend souvent part aux négociations afin d’assurer le respect du droit. Parce que la loi, c’est la loi !
Le comité de stratégie : organise les moyens de pression (ex : le port du jeans par les employés de l’État). Fort potentiel mobilisateur, impact sur l’opinion publique.
Règles de procédures : incontournables procédures ! Pour mener à bien les négociations et respecter les règles du jeu…
Règle du consensus : favorise la discussion, permet que chacun des membres ait l’espace pour présenter son point de vue.
Ajournement : lorsque les discussions sont remises au lendemain.
Time Out : lorsque les discussions sont remises à un peu plus tard (dans la même journée).
Conseils-clés
La négociation requiert une préparation minutieuse. À ce sujet, voici les points sur lesquels Jean Binet insiste :
· Préalablement, apprendre à écrire des clauses peut s’avérer fort utile !
· Prévoir les types de compromis qu’on est prêts à faire (Prévoir un nombre de copies (pour limiter sa diffusion).
· Étudier l’art de l’attitude non verbale.
· Éviter de revenir en arrière (pour ne pas perdre sa crédibilité).
· Relation avec les médias (chaque partie doit choisir un porte-parole pour mousser ses points importants et gagner l’opinion publique !
· Négocier les questions secondaires au départ (permet de régler d’abord les questions non résolues).
· Grève et lock out : en dernier recours, il s’agit de moyens ultimes qui n’avantagent personne…
Quelques citations évocatrices !
"Sans rapport de force, on ne négocie pas. On jase"
"Derrière un produit, il y a toujours un travailleur d’impliqué"
- Jean Binet
Cindy Savard
@Cin007 sur Twitter !
PARCOURS À GO ON CHANGE LE MONDE : idéation de projets
Arts
Marionnetus Sanctum (Annie Veillette)
Une troupe de théâtre social qui utilise la marionnette comme médium afin de mettre au grand jour les problématiques vécues en région.
L’art du quartier (Isabelle Fortin)
Sensibiliser les gens à diminuer leur consommation en électricité, par des actions concrètes
L’art du quartier (Sébastien Gaudette)
Créer des événements artistiques locaux avec des matières recyclées, dans les quartiers défavoriser de Montréal, pour aider les jeunes à s’épanouir.
(Rym Lamrani)
Proposer un camp de jour d’initiation aux arts nouveaux aux jeunes décrocheurs et insérer les jeunes dans l’organisation du camp de jour.
Edgard (Antoine Malouin)
Vitrine web où les artisans pourront venir chercher des prêts et où les individus pourront venir épargner leur argent et recevoir un interêt tout en aidant la culture.
Atelier expérimental d’arts plastique (Vanessa Weber)
Faire des ateliers d’arts au Pérou pour un orphelinat pour les aider à s’insérer dans la société quand ils vont sortir et rejoindre la réalité de la société.
Valeurs / Famille
Famille 101 (Antoine Messier-Perreault)
De recréer une cellule familiale forte intergénérationnelle unie sous un même toit qui relit leur forces pour diminuer le coût de la vie et réduire la surconsommation, être écologique et augmenter l’entraide mutuelle des membres.
Démocratisons le travail sur soi (Phédia Gottot)
Apprendre à se respecter, à respecter le travail des autres, et respecter son environnement, en faisant du travail sur soi une matière scolaire, pour améliorer aussi la santé mentale en société.
Développement international / Échange interculturel
Green Okapi (Christian Alain Bouekassa)
Implanter des panneaux solaires au Cameroun et au Congo afin de contrer le besoin en électricité et les changements climatiques et.
Sur toutes réserves… un monde à découvrir (Lila Dussault)
Programme d’échange interculturel qui vise à créer un pont entre des jeunes de communautés autochtones et non autochtones et à les ouvrir dans une quête d’identité personnelle, sociale et culturelle au cœur de la mouvance du monde actuel.
Bouillon de culture (Mélisende)
Offrir les services d’une cuisine collective pour les différentes communautés culturelles du Quartier Villeray et ce, dans une perspective de prévenir le gaspillage de nourriture.
Classe du monde (Olivier Begin-Coauette)
Lier des jeunes de différents pays à l’intérieur d’une communauté virtuelle d’apprentissage transnational, favorisant l’ouverture sur le monde.
Milieu de vie
Quartier d’ici et d’ailleurs (Tantine Umurerwa)
Organisé avec les communautés culturelles des quartiers de Gatineau des actions pour favoriser l’insertion de ses communauté et le bénévolat.
Environnement / Développement durable
Revie (Ariane Grenier-Paquette)
Revitaliser les berges en aménageant des bandes riveraines pour éliminer l’algue bleue tout en favorisant la réinsertion sociale des personnes éloignées du milieu du travail et scolaire.
Noel Arbre de rêve (Mark McKnight)
Alternative pour un arbre de noël avec des racines que l’on peut planter et la distribution de cette arbre dans les centre ville, les hôpitaux et les entreprises vertes.
Mini cours vertes de Varennes (Julie Beauvilliers)
Projet de jardinage ou de potager à implanter dans les cours arrières des résidents de 18 unités de condos de Varennes.
Outrement un jardin différent (Maxim Chevarie-Davis)
De donner l’opportunité à un citoyen d’un quartier de s’impliquer en prêtant une partie de son terrain pour faire un jardin qui servirait à nourrir les populations en besoin du quartier.
De la terre à l’assiette (Samie St-Arnault)
Éviter le gaspillage des aliments, tout en remplissant les ventres vides dans un restaurant qui offrirait des repas sains aux personnes à faible revenus, en travaillant la terre avec un jardin derrière et en créant de l’emploi.
Engagement citoyen
3 minutes du peuple (Kimberlee Desormeaux)
Pour contrer le cynisme citoyen, un courriel est envoyé une fois par semaine et qui aborde un enjeu de l’actualité et qui propose une action pour s’exprimer.
Édipop (Sylvain Cossette)
Éducation populaire pour donner envie aux citoyens de s’approprier l’actualité via les arts de rue, de façon spontanée, dans les lieux publiques, pour confronter les idées.
Idéesmobile (Noémie )
Un véhicule qui s’arrête dans les quartiers défavorisés de Bruxelles, pour offrir un espace culturel aux jeunes proposant tous les médias et arts pour changer le monde et leur quartier.
Venez nombreux demain à 10h45 en Salle H 110 du Pavillon Hall.
Laureline Manassero, reporter officielle de l'école d'été de l'INM.
Twitter : @lmanassero #EE2010







